Le Botswana, d’une superficie plus grande que la France, est constitué pour la plus grande part du Kalahari (havre des Bushmen ou Bochimans), mais aussi au nord par le bassin de l’Okavango et à l’Est par les bassins (« pan » en anglais ou lac asséché) de Makgadikgadi (Makarikari) et de Nxai. C’est un vaste plateau entre 1 000 et 1 300 m d’altitude.
Le Botswana consacre environ 18% de ses efforts à la préservation de son territoire, ce qui en fait un des pays d’Afrique où la gestion de la vie sauvage est la plus impressionnante. Les nombreuses réserves permettent un développement touristique spécifique proche de la nature.
La végétation courante hormis le nord est le thornveld, formation de taillis à buissons épineux, alors que le nord est surtout composé de mopaniveld à baobabs dominant d’épaisses broussailles.
L’Okavango, le « fleuve qui ne trouve jamais la mer », termine son parcours 1300 kilomètres dans le désert du Kalahari au Botswana. Il forme ainsi un marais d’une surface variant de 4000 à 10 000 km2 selon la saison.
Le bassin de l’Okavango est une dépression ou affaissement géologique né il y a moins de 2 millions d’années. Il s’agit d’une nouvelle branche du rift Est-Africain, dont l’écartement global se poursuit actuellement. Ceci a pour conséquence de dériver une partie des eaux devant s’écouler dans le bassin du Zambèze.
Le delta est composé d’une multitude de canaux et îlots plus ou moins marqués et apparents selon le niveau des eaux.
Le débit annuel varie de 7000 à 15 000 millions m2 dont 97% sont perdus à l’évapo-transpiration et l’infiltration, ne laissant ainsi que 3% des eaux à l’écoulement en rivière.
La variabilité de son niveau dépend essentiellement de ses sources en Angola. Le niveau de ses eaux augmente en mars-avril, puis la crue s’étend progressivement inondant le delta intérieur en juin et son extrémité est vers le mois de juillet. Ensuite la décrue s’amorce.
La réserve de Moremi constitue la zone protégée du delta de l’Okavango. A noter aussi à proximité relative, au Botswana et dans les deux pays limitrophes le Zimbabwe et la Namibie, le parc national de Chobe réputé pour ses éléphants (sur la rivière Chobe à l’est du delta), plus au nord les parcs de Mamili, de Mudumu et de Caprivi constituent des sites remarquables de faune, mais également un peu plus éloignés, le parc de Hwange, la réserve de Makgadikgadi, et bien-sûr le réserve du Kalahari.
Le delta de l’Okavango est l’un des écosystèmes humides des plus diversifiés en Afrique subsaharienne. Quelques 150 espèces de mammifères, plus de 500 espèces d’oiseaux (aigle pêcheur, grue royale, ibis sacré et autres échassiers, pique-bœufs, etc…) , 90 espèces de poissons, ainsi que des plantes, des reptiles, des invertébrés et des amphibiens.
Plus rattaché au milieu du delta l’on peut trouver le sassabi, une antilope extrêmement rapide, le cobe lèche, cobe des roseaux, mais aussi d’autres espèces du continent : topi, gnou noir, éléphant africain, buffle d’Afrique, hippopotame, crocodile du Nil, lion, guépard, léopard, hyène, lycaon, grand koudou, hippotrague noir, rhinocéros noir et rhinocéros blanc, varan du Nil, phacochère, singe cynocéphale de Chacma et impala. Leur observation peut se faire par pirogue (Mokoro), ou véhicule terrestre.
Okavango wikipedia
Delta de l’Okavango wikipedia
vallée du rift Est-Africain
Unesco Delta de l’Okavango en anglais
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